Le Petit Vaporiste

Hommage…

Très cher Sherlock,J’ai appris il y a peu votre départ. J’ai un temps pensé que vous nous aviez refait le coup de la chute du Reichenbach, mais j’ai dû me rendre à l’évidence : vous avez tiré votre révérence. Je…

Très cher Sherlock,
J’ai appris il y a peu votre départ.
J’ai un temps pensé que vous nous aviez refait le coup de la chute du Reichenbach, mais j’ai dû me rendre à l’évidence : vous avez tiré votre révérence. Je ne verrai plus votre kilt, votre pipe et votre haut-de-forme, ce doux regard sur le monde, truculent et subtil.
Nous nous sommes rencontrés il y a de ça 15 ans au détour d’un forum, que dis-je, d’une communauté. Tant de messages, d’échanges, de longues soirées de discussions, jusqu’à faire dire en riant à mon homme qu’il avait un rival. Il faut dire que nous aimions les mêmes choses : la reconstitution, le JDR (jeu de rôle) et le GN (jdr Grandeur Nature), le combat historique, les mêmes chants, le Steampunk, et les joutes verbales.
Combien de fois ? Combien de regards ? Combien de déclaration d’amour d’amitié, de respect et d’admiration mutuelle ? Beaucoup, mais pas assez, jamais assez…
On le sait pourtant qu’il faut dire aux gens qu’on aime, qu’on les aime. Nous échangions moins souvent des « J’ai un nouveau projet secret » et des « J’ai signé, chut, ne le dit pas ! ».
Tu disais, en rigolant, que tu étais « enchaîné à ta table à dessin ».
Nous avons vu la joie s’éteindre. Tu étais « trop vieux pour ces conneries ». Au dernier noël Steampunk, avec Antoine, nous nous disions « il ne va pas bien ».
Je ne crois pas à la vie après la mort, ni à une éternelle béatitude. J’espère simplement que les ténèbres qui t’envahissaient et t’ont dévoré ne te poursuivent plus.
Chacun porte ses morts, je t’accueille aux côtés de Tomaz et grand Eric.
Douces pensées à ton chat, à ta famille (de sang, de cœur, de la vapeur, de l’histoire vivante, du crayon…) et à tous ceux qui t’aimaient. Tu nous laisses des petits bouts d’âmes encadrés : on prendra bien soin de Zeppeline.
On boira un Whisky à ton souvenir, je n’ai pas eu le temps de te faire goûter le vin jaune.

Bien à toi, Adler, aka Chapillon