Le Petit Vaporiste

Interview de Capia et Pierre Pevel

Par Lady chapillon Pour la sortie du nouvel album « Le Paris des Merveilles », nous avons eu le plaisir de recevoir Pierre Pevel et Capia. Laissons-les se présenter : Capia : « Bonjour à tous. Moi, je suis Capia. Je suis illustratrice et fraîchement…

Par Lady chapillon


Pour la sortie du nouvel album « Le Paris des Merveilles », nous avons eu le plaisir de recevoir Pierre Pevel et Capia. Laissons-les se présenter :


Pierre Pevel : « Alors moi, je suis Pierre Pevel. Je suis romancier depuis longtemps, scénariste de BD depuis beaucoup moins longtemps. J’ai écrit plusieurs séries de romans telles que Les Lames du Cardinal, le Haut-Royaume et surtout « Le Paris des Merveilles » qui nous réunit ici, puisqu’il va être question de l’adaptation en BD de cette série de romans dont Capia vient d’achever le dernier tome paru, suite à la disparition malheureuse d’Etienne Willem qui était le premier dessinateur sur cette série. Et qui en était même l’initiateur à vrai dire. C’est l’occasion de lui rendre un petit hommage. »


Lady Chapillon : « Pouvez-vous nous faire la genèse de cette série (à découvrir en vidéo) et en particulier de cette adaptation en BD ? »

Pierre Pevel : « Avec Etienne, on a fait « Les Artilleuses » et ensuite on a entamé l’adaptation du « Paris des Merveille s », donc des romans. Il s’est chargé de couper dans les romans, d’adapter, de changer leur dessin, enfin faire le travail d’adaptation, qui est terrible : c’est vraiment une horreur à faire !

Et moi, j’arrivais pour faire dialoguer les personnages et faire que Griffon et Isabelle discutent dans le ton principal, qui, en général, est une engueulade.

Etienne nous a malheureusement quitté alors qu’il était en train de réaliser le 3ème tome, donc l’adaptation du 2ème roman. (Chaque roman donnera lieu à deux BD et là il était sur la première BD du 2eme roman) Ca a été une catastrophe humainement, c’était terrible et puis éditorialement, moi, je me suis dit : « Bon voilà c’est réglé quoi ! Il n’y aura pas de suite, c’est dommage…mais comparé à la perte de l’homme c’est anecdotique. »

Et puis, il y a eu une suite puisque Christophe Arleston, le directeur de Drakoo, est arrivé à évoquer Capia. »

Capia : « J’ai été contacté par Christophe Arleston. Au début, j’ai cru que c’était une blague parce que je connais parfaitement la réputation du bonhomme dans le monde de la bande dessinée, puis au fur et à mesure, il m’a expliqué la teneur de cette potentielle reprise. Tous les intervenants et les héritiers d’Étienne étaient d’accord pour que quelqu’un reprenne, à condition que cela respecte le style mis en place par Étienne. Donc il cherchait quelqu’un dont le style se rapprochait un petit peu, sans pour autant que ce soit une copie conforme parce que ce n’était pas le but non plus. Il fallait continuer là où Étienne avait arrêté.

Si le but avait été de reprendre tout à zéro, moi j’aurais dit non clairement par respect pour Étienne. Je ne savais pas si j’allais accepter au début parce que le contexte est particulier : c’était quelqu’un que je connaissais depuis plus d’une dizaine d’années en contact festival. On faisait beaucoup de séances de dédicace aux mêmes endroits, forcément, ça a forgé quelques liens. Finalement j’ai quand même décidé de le faire, ne fut-ce que par principe d’hommage. Je me suis dit que j’avais envie d’essayer, de voir si je pouvais faire quelque chose de bien à ce niveau-là, J’ai fait des essais et la maison d’édition a dit « Banco ! » 

« Pierre, je ne sais pas comment ça s’est passé de ton côté, comment est-ce que tu as accueilli la nouvelle, est-ce qu’on t’a montré les essais ? »

Pierre Pevel : « J’ai un caractère un peu particulier, qui fait que je m’intéresse de très près à ce qui relève de ma compétence et je délègue volontiers aux autres lorsque j’estime que je suis, pas compétent, et que ceux le sont, par exemple, c’est pour ça que moi je ne m’occupe pas de la mise en case. (Étienne, comme Stéphane Créti, dessinateur de « Gueule de Cuir », préfère avoir la liberté de mise en scène). Ils comprennent mes intentions et ils le font très bien. Que je leur dise « Case 1, il y a un tel personnage en accroche, au fond, le décor est un vallon arboré. Case 2, on resserre sur le cavalier. », ça ne les intéresse pas plus que ça.

Quand Christophe a jeté son dévolu professionnel sur toi, il m’a dit « J’ai trouvé quelqu’un, elle est très bien, qu’est-ce que tu en penses ? ». Et moi j’ai dit « Bah si tu me dis qu’elle est très bien, je suis entièrement d’accord ». Il m’a dit qu’on allait faire quelques essais sur les personnages. J’ai trouvé que c’était très bien, donc j’ai dit « Banco allez-y les garçons, on fait comme ça ». Quand Étienne a disparu, je n’étais pas encore vraiment intervenu pour faire les dialogues à ce moment-là.

Quand il a été question de toi, Capia, j’ai vu ce que tu as fait, je me suis dit « C’est très bien, parfait, impeccable, roule ma poule et voilà ! ». C’est pour ça qu’on ne s’est pas beaucoup parlé. C’est parce qu‘en fait, pas de nouvelles :je suis content.

Pour le reste, j’ai souvent vu passer des boucles de conversation en particulier quand il s’agissait de dessiner les couvertures entre Étienne et Christophe. Honnêtement, je ne me sens tellement pas compétent pour discuter d’une bonne couverture. En plus, je me connais, en général, je tape à côté. Je me dis : « Est-ce que c’est bien la peine que je donne mon avis, vu que de toute façon, je vais me tromper ? ».

Quand je suis romancier, c’est un peu pareil : je considère que mon boulot c’est ce qu’il y a là de la page 1 à la dernière page. Un peu tout le reste : la 4e de couverture, l’illustration de couverture, voire même le titre, je me dis que ce n’est pas mon métier. L’important c’est qu’on n’appelle pas « Les Artilleuses » : « Trois gourdasses à Paris », moi, ça me va ! »


Lady Chapillon : « Est-ce que ce n’était très pas trop difficile de reprendre derrière les crayonnés de quelqu’un d’autre ? »

Capia : « Je crois que c’est la question qu’on m’a posé le plus souvent depuis que je fais des dédicaces pour « Le Paris des Merveilles ».

Effectivement, ce n’’est pas facile, surtout quand on connaissait la personne, parce qu’il y a toujours ce petit facteur stress en plus de de vouloir bien faire, de ne pas dénaturer le travail fait en amont, de ne rien gâcher.

C’était vraiment mon premier projet sorti réellement, et ça se fait dans un contexte très particulier, avec beaucoup d’émotions. Je suis quelqu’un qui tatillonne beaucoup, qui a envie d’être très pointilleuse dans son travail, ça m’a à la fois boosté dans cette volonté de vouloir m’acharner à faire quelque chose de correct et en même temps d’essayer de respecter le travail d’Étienne. Le travail graphique n’a pas demandé beaucoup d’adaptation parce qu’encore une fois on a un style qui se rapproche.

Je suis toujours très nerveuse d’avoir des retours sur les planches, de ne pas foirer une perspective plus que si ça avait été un projet que j’avais fait de A à Z. J’étais à la fois impatiente et à la fois très nerveuse de savoir ce qu’on allait en penser une fois que cette bande dessinée serait sortie. Je suis contente des retours qui ont été apportés. Je suis soulagée d’avoir eu les retours des héritiers d’Étienne parce que c’était vraiment quelque chose qui m’importait beaucoup de savoir ce qu’ils en pensaient. Ceux de Pierre aussi.

Le retour du public est quelque chose qui m’a paru tellement secondaire au premier abord : une fois que j’ai eu les retours de ces personnes-là, je me suis dit « OK, c’est bon, maintenant on peut dire ce qu’on veut, je m’en fous. » J’étais soulagée.

Je suis agréablement surprise des retours sur cette bande dessinée. J’espère que ça va continuer parce que, vraiment, je veux essayer de continuer à bien faire, dans le respect de ce qu’Étienne avait déjà proposé graphiquement. Il y a des gens qui sont venus me dire « Écoute, quand j’ai appris que ça allait être repris, je me suis dit c’est dégueulasse, je n’ai pas envie de lire ça. » J’ai eu des retours comme ça, des gens qui m’ont dit après « Je vais quand même jeter un coup d’œil pour voir » et qui m’ont dit « OK, mais c’est très respectueux de ce qu’Étienne a fait. On ne passe pas d’un style à l’autre, la lecture est fluide. » Avoir un retour comme ça, c’est vraiment la meilleure chose qu’on pouvait me donner : c’est vraiment l’effet que je recherchais.

J’ai essayé de donner une transition qui ne soit pas trop choquante, Étienne était quand même un grand bonhomme dans la bande dessinée et je me suis dit : « Passer après ça, mon dieu, mais quel stress qu’est-ce que ça va donner ? » Je suis fière et heureuse d’avoir pu apporter ce résultat là. Si le public est content, si tout le monde est content, moi c’est la meilleure récompense que je pouvais avoir. »


Lady Chapillon : « J’aimerais qu’on parle de cette relation qu’il y a entre Griffon et Isabelle de Saint-Gilles que l’on voit s’approfondir dans ce tome, notamment en revenant un petit peu aux origines de leur rencontre ? »

Pierre Pevel :« C’était l’idée du roman en tout cas et c’est devenu celui de la BD: montrer comment ces deux-là se sont croisés. Les circonstances de leur rencontre donnent le La de toute la relation. Ce n’est pas un couple qui a commencé doucement et qui amonté dans les tours, ils étaient déjà à fond tous les deux. J’aime bien, ça m’amusait aussi beaucoup de situer un bout d’intrigue au 18eme siècle, pendant la Régence. C’est une époque que j’aime bien aussi mais que j’ai finalement peu traité en roman.

Qu’elle soit dessinée par Capia ou par Etienne, on avouera que la baronne, en héroïne de cape et d’épée, elle est géniale ! En plus elle est adorable. Comme elle n’a pas sa langue, ni son épée, dans sa poche, c’est très agréable de de la mettre en scène. Elle ne pouvait pas être autrement. Je voulais montrer comment l’histoire a commencé. Je voulais quelque chose qui soit plutôt tambour-battant et que cette histoire ait un rapport avec ce qui se passe ensuite, un siècle plus tard, à l’époque que je vais appeler contemporaine pour nos héros. »


Lady Chapillon : « Comment as-tu traduit en dessin ces personnages, Capia ? Est-ce que tu as relu les livres ? Est-ce que tu t’es basé sur les crayonnés, sur les descriptions, comment as-tu fait ? »

Capia : « Je me suis beaucoup basé sur les descriptions que Pierre en avait fait. Je n’ai pas vraiment eu le temps de lire les romans, parce que, au moment où j’ai dû commencer, j’ai dû aller très vite et donc j’ai pris le maximum de ce que j’avais sous la main. J’ai pris le tome correspondant et de temps en temps, je recherchais les passages que je devais illustrer pour avoir des indications, notamment tout ce qui se passe à Sépulcra (« ça c’est une partie que j’ai lu dans ton livre, Pierre, parce que je ne savais pas du tout à quoi ça correspondait »).

Pour mettre en scène les personnages il y avait déjà des descriptions écrites que j’ai reprises et les personnages principaux existaient déjà graphiquement donc ce n’’était pas difficile de les adapter. En revanche, pour la création, de temps en temps, j’ai eu des interventions de Pierre par mail. Je lui demandais « Ecoute, voilà, ce personnage-là est nouveau, qu’est-ce que tu en penses ? » On fonctionnait comme ça, par échanges. »


Lady Chapillon : « Ça t’as peut-être demandé des recherches particulières pour les costumes ? On a à la fois des costumes Belle-Epoque et des costumes du 18eme. Comment tu t’es débrouillé avec tout ça ? »

Capia : « J’ai passé beaucoup de temps sur Google ! C’est vrai que ça demandait beaucoup de documentation, pas tant au niveau des costumes que des bâtiments. Ça faisait très longtemps que je n’avais plus dessiné de bâtiments modernes, c’est vraiment là que j’ai boosté le plus ma documentation.

Les costumes Steampunk, c’est quelque chose qui me parle énormément. J’adore, donc créer du costume à partir de vêtements existants, Belle Epoque, est quelque chose que je peux faire sans trop de documentation. Par contre, me plonger dans le Paris du18eme siècle, c’est surtout ça qui m’a demandé beaucoup de recherche : les bâtiments, les lieux connus, les lieux moins connus. Je me suis énormément amusée mais ce n’était pas simple. Pour les véhicules, je me suis bien éclatée. Je me suis dit : « Mon dieu, les véhicules ça va être une horreur ! », alors que dessiner les voitures d’époque, les carrosses etc… j’ai adoré ! Contrairement à ce que je pensais, ce qui m’a posé le plus de difficulté, c’était les chevaux. J’adore les dessiner mais les mettre en mouvement, ça a été plus compliqué.

C’est quelque chose que j’ai pris beaucoup de plaisir à faire, même si effectivement, j’ai deux fartes complètes de recherche que je garde toujours à portée au cas où. »


Lady Chapillon : « Est-ce que vous diriez que le « Paris des Merveilles » contribue à définir un Steampunk à la française ? »


Pierre Pevel : « Je ne suis pas spécialiste du genre mais « Le Paris des Merveilles » n’est pas franchement Steampunk… C’est un Paris décalé : ça décale l’époque : le début du 20emequi est souvent l’époque reprise par le genre. Jusqu’à Étienne, il y avait beaucoup moins de Steam dans les bouquins. C’est surtout la magie. »


Lady Chapillon : « La Pétulante, quand même ?! »


Pierre Pevel : « Oui, mais elle marche à la magie. »


Lady Chapillon : « C’est vrai, mais elle est très Steam, dans l’imaginaire… »

Pierre Pevel : « Exactement, mais elle est magique. D’ailleurs, au début quand les romans sont sortis, au début des années 2000, on a parlé de SteamFantasy, de série punk, tous les mélanges possibles ont été proposés. Ensuite, Etienne, parce que c’est son truc, (il adorait ça) a mis pas mal d’engins volants qui font pout-pout dans les airs et je n’avais pas le cœur à l’en dissuader.

Quand j’ai écrit le 3ème roman, j’avais déjà en tête d’introduire petit-à-petit le Steam dans l’univers. C’est pour ça que l’on assiste à la naissance d’un nouveau cercle de mages qui est le Cercle Cuivre. Ce sont des techno-magiciens, donc ils font voler, ils font rouler, ils font voguer des engins qui font pou-pout mais plutôt grâce à la magie. Néanmoins, le look est là. Ça rejoint une idée, j’y crois vraiment, c’est que le Steampunk c’est plus une esthétique qu’un genre.

C’est plus une esthétique qu’un genre parce dans le Steampunk, on peut tout faire. On peut écrire des comédies romantiques, des polars, de l’horreur, on peut presque écrire de la High Fantasy avec des conflits, des batailles sur la Lune, prolonger la guerre de 14…Quand on s’intéresse au genre de la comédie romantique, on sait plus ou moins où on va Si j’écris un western qui est une histoire d’amour entre deux personnages, ça va plus être une comédie romantique qu’un western. Le décor compte peu. Ce ne sont pas les éléments extérieurs d’un genre qui font le genre, selon moi. Il y a ce truc particulier au Steampunk qui fait la grande raison de son succès : d’une part c’est une esthétique, qui est hyper sexy dans tous les sens du terme, c’est-à-dire que c’est très beau. Le cosplay Steampunk est à la fois flamboyant, élégant, et spectaculaire. Les décors, les gros boulons, le cuivre… »


Capia :  « Il y a une richesse de détails impressionnante ! »

Pierre Pevel : « On peut imaginer des machines immenses. Grâce à Verne, on a des canons pour le voyage sur la Lune. Il y a ce côté, visuellement, qui est très séduisant et puis, d’autre part, on peut tout y raconter, absolument tout. Il n’y a aucune limite ! Il y a plein de personnages qui relèvent de l’horreur ou du polar, qu’on peut y retrouver : De Dracula à Sherlock Holmes. C’est pour ça que je pense que c’est une esthétique plus qu’un genre. Et ce n’est pas du tout péjoratif ! Ça ne veut pas dire que tout ça n’est que superficiel, Non, bien sûr que non ! D’autant plus que grâce au Steampunk, on peut aborder les problèmes sociaux, l’égalité, le monde du travail, la légitimité de la royauté, la différence entre les sexes… en ne se concentrant que sur la période victorienne.

Il y a des tas de manières d’aborder les univers Steampunk. J’en veux pour preuve : c’est un univers qui fonctionne très bien en BD et en illustrations. C’est parfois même un défaut qu’on pourrait y trouver, il y a des BD ou des albums d’illustration de Steampunk qui sont de la pure superficialité. Il faut penser à raconter de bonnes histoires en même temps. Cet univers est à la fois prolixe et apprécié. »


Lady Chapillon : « Ça me conduit à poser la question à Capia : mais c’est quoi le Steampunk pour toi ? »

Capia : « Je suis d’accord avec Pierre.

J’ai découvert le Steampunk d’abord par le style vestimentaire et c’est vraiment ce qui m’a donné envie de m’intéresser aussi bien à l’esthétique qu’au genre, et découvrir justement ces univers qui, comme le dit Pierre, graphiquement, regorgent d’une richesse de détails incroyables. Donc c’est quelque chose que j’adore faire en illustration, parce que j’y trouvemon compte. Voilà, c’est mon buffet, je me régale !

Maintenant, je n’en connais pas beaucoup les univers écrits, livres ou films parce que, malheureusement, je suis une très mauvaise lectrice de romans, mais j’ai vu des films où ils utilisaient le Steampunk et c’est toujours cette richesse visuelle, je suis très bon public pour ça ! »


Pierre Pevel : « Il y a aussi une particularité au Steampunk, lorsqu’il est réalisé, au sens propre, par des gens, quand ils font du GN ou du cosplay, c’est un genre qui créer une sorte de nostalgie d’une époque inventée. »

Capia : « C’est ça, et c’est une dinguerie quand on y pense. Avoir la nostalgie d’années glorieuses quand tu les as vécues, je peux le concevoir, mais avoir la nostalgie du « Paris des Merveilles » me paraît très bizarre… et pourtant… Peut-être que les Tolkienistes ont la nostalgie du Second-Age, je ne sais pas mais nous, les gens qui aimons le Steampunk, on peut avoir cette nostalgie.

C’est vraiment un genre très particulier, c’est pour ça aussi qu’il est très très très personnel.

Je voyais que dernièrement, tu as diffusé des images où il y avait des gars et des filles en tenue Steampunk sur un caroussel. Je voyais tous ces gens dans ces costumes-là et je me disais que, non seulement il y avait une qualité de réalisation (des costumes qui ne faisaient pas carnaval chez Kiabi) mais vraiment un truc d’une très grande qualité avec des étoffes superbes la plupart du temps. Non seulement une qualité technique, mais aussi une inventivité et, pour chaque individu, il y avait un personnage, il y avait quelque chose, on sentait qu’il y avait un investissement. En fait les gens qui se costument, qui s’habillent en Steampunk font du cosplay mais de personnages qu’ils ont inventés eux même. C’est leur cosplay à eux ! Ils n’ont pas besoin que ce soit un personnage de manga, de ciné, de ceci, de cela… C’est du cosplay mais ils ont inventé le personnage et ça je trouve ça adorable ! »…

Tu as envie de découvrir la genèse de la bande dessinée du Paris des Merveilles ? De savoir pourquoi Pierre Pevel a choisi Paris plutôt qu’une autre ville où baser ces aventures ? Que Capia évoque le fonctionnement avec Tanja, la coloriste ? De découvrir comment nos deux acolytes vont fonctionner pour le tome 4 ? De les entendre évoquer la genèse de la création des cercles ?